Différence entre backlinks dofollow et nofollow : le guide qui change tout

Un lien nofollow n'est pas un lien raté : depuis 2019, Google le traite comme un simple indice. Découvrez pourquoi un profil de backlinks sain en contient une majorité et comment éviter de gaspiller votre budget SEO.

Différence entre backlinks dofollow et nofollow : le guide qui change tout

On m'a posé la question trois fois la même semaine, dans trois contextes différents : un client qui voulait « acheter un lien » sur un site de presse, un stagiaire qui découvrait l'attribut rel, et un community manager qui se demandait pourquoi son lien sponsorisé n'avait rien fait bouger. À chaque fois, la même confusion de départ : croire qu'un backlink nofollow est un backlink raté. C'est faux, et cette croyance coûte cher.

La différence entre backlinks dofollow et nofollow tient à un seul attribut HTML, mais ses conséquences sur une stratégie SEO vont bien au-delà de la technique. Comprendre ce que Google en fait réellement, comment la règle a changé, et pourquoi la plupart des débutants se trompent de combat, voilà ce qui fait la différence entre un profil de liens solide et un budget gaspillé.

Points clés à retenir

  • Un lien dofollow (par défaut) transmet de l'autorité et peut influencer le classement ; un lien nofollow ne la transmet pas selon Google.
  • Depuis 2019, nofollow n'est plus une directive stricte mais un indice : Google peut décider de l'ignorer.
  • Deux attributs cousins existent : rel="sponsored" pour les liens payants et rel="ugc" pour les contenus d'utilisateurs.
  • Un profil de backlinks sain contient une majorité de nofollow, et c'est normal.
  • Le nofollow reste utile pour le maillage interne et pour éviter de diluer son autorité.
  • Arrêter une campagne parce qu'un lien est nofollow est presque toujours une erreur.

Dofollow et nofollow : ce que cache vraiment l'attribut rel

Quand vous placez un lien dans une page HTML, le comportement par défaut est « suivi ». Le moteur explore le lien, le compte comme un vote, et répartit un peu d'autorité vers la page cible. C'est le dofollow, même si le terme n'existe pas dans la spécification : il désigne simplement l'absence de l'attribut rel="nofollow".

Ajoutez cet attribut, et le comportement change. Le lien reste cliquable pour le visiteur, mais Google reçoit le signal de ne pas le traiter comme un vote éditorial. Concrètement, la page liée ne reçoit pas de « jus » de la part de la page source.

Anatomie d'une balise, deux comportements opposés

Prenons le code réel. Un lien dofollow ressemble à ça :

<a href="https://exemple.fr">Voir l'article</a>

Le même lien en nofollow :

<a href="https://exemple.fr" rel="nofollow">Voir l'article</a>

Rien d'autre ne change. Pas de style, pas de fonctionnalité, pas de visibilité. Un lecteur ne verra jamais la différence. Seul le crawler, lui, lit l'attribut et adapte son traitement.

Franchement, la première fois que j'ai vu ça, j'ai trouvé la mécanique presque décevante de simplicité. Un mot dans une balise, et tout un pan de votre stratégie de netlinking bascule.

Quelle différence concrète pour votre référencement ?

La réponse courte : un dofollow peut vous faire monter, un nofollow ne vous fera pas monter par lui-même. Mais attention à la nuance, parce qu'elle change tout.

Quelle différence concrète pour votre référencement ?

La transmission d'autorité en pratique

Quand une page reçoit un lien dofollow depuis un site reconnu, elle hérite d'une partie de sa confiance. Si ce site traite un sujet proche du vôtre, l'effet est plus fort. Si le lien est nofollow, cette transmission ne s'opère pas mécaniquement.

J'ai testé la différence sur un blog que je gère depuis plusieurs années. Sur une page de service, j'avais obtenu deux liens : l'un dofollow depuis un blog spécialisé, l'autre nofollow depuis un site de presse régionale bien plus gros. Résultat observé sur trois mois : la position de la page a progressé, et l'attribution revenait clairement au premier. Le lien du site de presse, lui, m'a surtout apporté du trafic direct et de la crédibilité auprès de prospects. Utile, mais pas pour le classement.

Mais Google se réserve le dernier mot

Voilà le point que la plupart des articles oublient. Depuis 2019, Google a transformé nofollow en un simple indice. Le moteur peut choisir de le suivre s'il estime que c'est pertinent. Autrement dit, le nofollow n'est plus un mur infranchissable, mais il n'est pas non plus une garantie de transmission.

Ce changement a une conséquence pratique : arrêtez de raisonner en binaire. Un lien nofollow n'est pas un lien « mort ». C'est un lien que Google évalue à sa manière.

Si vous placez un lien payant en simple nofollow, vous n'êtes plus tout à fait dans les clous. Google recommande depuis 2019 deux attributs plus précis, et cette distinction manque à presque tous les articles que je croise sur le sujet.

Sponsored et UGC : les deux attributs que personne ne vous explique

Quand utiliser rel="sponsored"

Dès qu'un lien est commercial — partenariat rémunéré, article sponsorisé, placement payant — l'attribut attendu est rel="sponsored". Il indique explicitement la nature commerciale de la relation.

<a href="https://partenaire.fr" rel="sponsored">Découvrir l'offre</a>

Utiliser nofollow à la place n'est pas dramatique, mais vous envoyez un signal moins précis. Sur un site que j'auditais l'an dernier, l'absence de sponsored sur une série de liens partenaires était l'un des points relevés. Le site n'a pas été pénalisé, mais la correction a clarifié sa situation.

Quand utiliser rel="ugc"

Pour les contenus générés par les utilisateurs — commentaires, avis, contributions d'une communauté — l'attribut rel="ugc" est le bon choix. Il signale que le lien vient d'un tiers et non de la rédaction.

Si vous gérez un forum ou un espace commentaires, c'est l'attribut par défaut à mettre en place. Vous laissez les échanges vivre, sans laisser n'importe qui injecter de l'autorité vers des sites douteux.

Attribut Usage Transmet l'autorité Quand l'appliquer
Aucun (dofollow) Lien éditorial volontaire Oui, par défaut Vous recommandez vraiment la ressource
nofollow Lien non cautionné, maillage interne Non (mais Google peut décider) Vous ne voulez pas cautionner la cible
sponsored Lien payant, partenariat Non Relation commerciale déclarée
ugc Contenu utilisateur Non Commentaires, avis, forums

Les erreurs que je vois le plus souvent

Un client m'a appelé, furieux. Il venait de payer pour un lien sur un média en vue, avait vérifié dans le code source, et découvert le fameux rel="nofollow". Il voulait exiger un remboursement. Je l'ai convaincu d'attendre.

Les erreurs que je vois le plus souvent

Refuser un nofollow de qualité

Quelques semaines plus tard, son trafic référent avait grimpé, et deux prospects sérieux l'avaient contacté en citant l'article. Le lien n'avait pas transmis d'autorité SEO, mais il avait fait son travail sur un autre terrain.

Ma conviction : un nofollow depuis un site reconnu et lu par votre cible vaut mieux que dix dofollow sur des annuaires oubliés. Sur ce point, je défends ma position sans hésiter.

Oublier le maillage interne

Autre classique : mettre tous ses liens internes en dofollow par réflexe, sans réfléchir. Or, le nofollow interne a son intérêt. Il permet de concentrer l'autorité sur les pages qui comptent vraiment, en laissant en retrait les pages secondaires — mentions légales, pages de connexion, archives sans valeur.

<a href="/mentions-legales" rel="nofollow">Mentions légales</a>

Ce n'est pas une astuce magique. C'est de l'hygiène.

À quoi ressemble un profil de backlinks sain

Sur un site établi, la réalité est simple : la majorité des liens entrants sont nofollow. Réseaux sociaux, forums, annuaires spécialisés, plateformes de contenu — presque tout passe par défaut en nofollow ou en ugc. Chercher à tout convertir en dofollow est un combat perdu d'avance.

Un profil équilibré ressemble à ceci :

  • Une part minoritaire mais réelle de liens dofollow éditoriaux, obtenus par votre contenu.
  • Une majorité de liens nofollow issus de la vie normale du web.
  • Quelques sponsored si vous faites du partenariat.
  • Des ugc dès que des utilisateurs interagissent chez vous.
  • Aucun achat de liens en masse, signal qui se repère vite.

L'erreur de débutant, c'est de juger un profil à la seule présence de dofollow. Ce qui compte, c'est la cohérence de l'ensemble et la qualité des sources.

Questions qu'on me pose encore

Faut-il acheter des backlinks dofollow pour progresser ?

Non, et je le dis clairement. L'achat de liens va à l'encontre des règles de Google, et le risque ne vaut presque jamais le gain. J'ai vu un site perdre une partie de son trafic après un nettoyage de liens achetés. Mes clients qui progressent le font avec du contenu qui mérite d'être cité, pas avec des cartes bancaires.

Un nofollow ne sert-il donc à rien ?

Il sert à autre chose qu'au PageRank. Notoriété, trafic référant, crédibilité vis-à-vis d'un prospect : ces effets existent, et ils se mesurent. Un lien nofollow depuis un média respecté peut faire plus pour votre activité commerciale qu'un dofollow depuis un blog sans audience.

Comment vérifier si un lien est dofollow ou nofollow ?

Deux méthodes simples. La première : clic droit sur le lien, inspecter l'élément, et regardez la balise <a>. La seconde : utilisez une extension navigateur dédiée. En quelques secondes, vous voyez l'attribut. C'est le premier réflexe à prendre quand on évalue une opportunité de lien.

Ce qui reste, une fois la poussière retombée

La différence entre dofollow et nofollow se résume à une case à cocher dans du code. Mais la vraie leçon est ailleurs : arrêtez de courir après les dofollow comme si chaque nofollow était une défaite. Le web fonctionne depuis toujours avec une majorité de liens non transmetteurs, et cela n'a pas empêché des sites de prospérer.

La prochaine fois qu'on vous proposera un lien, regardez d'abord qui le publie, qui le lit, et ce que cela peut vous apporter au-delà du référencement. Posez la question de l'attribut, oui. Mais ne laissez pas cette seule ligne de code décider à votre place.

Franck Charpentier

Franck Charpentier est un spécialiste reconnu du SEA et de Google Ads, avec une expertise pointue en optimisation du taux de conversion et en analyse de mots-clés. Il accompagne les entreprises dans l'amélioration de leurs performances publicitaires en alliant stratégie data-driven et approche centrée sur l'utilisateur. Passionné par le digital, il met un point d'honneur à rendre la technologie accessible et rentable pour ses clients.

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